lundi 23 octobre 2023

Le rechaussement climatique à la base du manque des pluies à Kinshasa

 

Les précipitations se font rare depuis le début de la saison des pluies à Kinshasa en République démocratique du Congo. Elle n'est parfois plus tombée depuis le mois de juillet 2023 dans de nombreuses provinces de la RDC à cause du réchauffement climatique selon les experts en climatologie.

Le mois d’aout marque la fin de la saison sèche et le début de la saison des pluies en RDC, mais l’on peut constater la rareté de la pluie, et des fortes canicules durant tous les mois d’aout et septembre.

 

Le déficit des précipitations aggrave la situation sur plusieurs secteurs, notamment la pénurie d’électricité dans certaines communes de Kinshasa à cause de la diminution du débit et de la puissance de l’eau dans le barrage d’Inga, la tension sur l’alimentation en eau potable à la RESIDESO, et une forte chaleur à longueur des jours et des nuits.

Les précipitations restent très hétérogènes en fonction des provinces : pas la moindre goutte d’eau sur certaines villes de l’ouest comme Kinshasa, Matadi ou Boma, quand d’autres provinces proches de l’équateur ont été correctement arrosées telles que la ville de Mbandaka, Bandundu-ville, et Inongo selon un constat durant les mois d’aout et de septembre 2023.

La pluie tombée le 09 octobre 2023 sur la ville de Kinshasa et les environs vient-elle résoudre le problème de sècheresse agricole ? malgré cette forte pluie la sécheresse continue, la canicule continue, la nuit une forte chaleur qui empêche la population Kinoise de bien dormir. La ville de Kinshasa et ses environs subissent les trois types des sècheresses : la sécheresse météorologique (le déficit de pluie), la sécheresse agricole (les deux premiers mètres du sol) et la sécheresse hydrologique (les nappes phréatiques et les cours d’eau). Le mois de septembre est passé sans aucune goutte de pluie pourtant c’est l’un des mois le plus pluvieux de la saison, les rivières N’djili, Kalamu, Makelele, N’sele ont subi une diminution des débits, à cause du déficit en recharge des nappes phréatiques qui jouent un rôle de soutien à l’étiage des cours d’eau en cette période. La sécheresse agricole peut se remarquée par le faible taux des productions des fruits saisonniers comme la mangue.

 

Pour bien comprendre l’impact de la pluie, plusieurs paramètres sont à prendre en compte. En premier lieu : l’intensité de la pluie et la demande évaporatoire de l’atmosphère qui dépend des températures. "Il y a une différence entre une pluie qui fait un millimètre par heure, d’une pluie qui en fait 30. Une pluie très fine va avoir le temps de s’infiltrer dans les sols, si tant est que le sol puisse l’absorber (si c’est du bitume, l’eau ne peut pas s’infiltrer donc ruisselle)", d’après les analyses de l’hydrologue française Charlène Descollonges.

 

Darwin Mumete

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Tribune de Darwin Mumete : Traduire, c’est aussi prendre position : quand la langue devient un acte politique

  Dans le monde de la culture et des idées, on considère souvent la traduction comme un exercice technique, presque invisible. Une simple pa...