Les précipitations
se font rare depuis le début de la saison des pluies à Kinshasa en République
démocratique du Congo. Elle n'est parfois plus tombée depuis le mois de juillet
2023 dans de nombreuses provinces de la RDC à cause du réchauffement climatique
selon les experts en climatologie.
Le mois
d’aout marque la fin de la saison sèche et le début de la saison des pluies en
RDC, mais l’on peut constater la rareté de la pluie, et des fortes canicules
durant tous les mois d’aout et septembre.
Le déficit
des précipitations aggrave la situation sur plusieurs secteurs, notamment la
pénurie d’électricité dans certaines communes de Kinshasa à cause de la
diminution du débit et de la puissance de l’eau dans le barrage d’Inga, la
tension sur l’alimentation en eau potable à la RESIDESO, et une forte chaleur à
longueur des jours et des nuits.
Les
précipitations restent très hétérogènes en fonction des provinces : pas la
moindre goutte d’eau sur certaines villes de l’ouest comme Kinshasa, Matadi ou Boma,
quand d’autres provinces proches de l’équateur ont été correctement arrosées
telles que la ville de Mbandaka, Bandundu-ville, et Inongo selon un constat
durant les mois d’aout et de septembre 2023.
La pluie
tombée le 09 octobre 2023 sur la ville de Kinshasa et les environs vient-elle
résoudre le problème de sècheresse agricole ? malgré cette forte pluie la sécheresse
continue, la canicule continue, la nuit une forte chaleur qui empêche la population
Kinoise de bien dormir. La ville de Kinshasa et ses environs subissent les
trois types des sècheresses : la sécheresse météorologique (le déficit de
pluie), la sécheresse agricole (les deux premiers mètres du sol) et la
sécheresse hydrologique (les nappes phréatiques et les cours d’eau). Le mois de
septembre est passé sans aucune goutte de pluie pourtant c’est l’un des mois le
plus pluvieux de la saison, les rivières N’djili, Kalamu, Makelele, N’sele ont subi
une diminution des débits, à cause du déficit en recharge des nappes phréatiques
qui jouent un rôle de soutien à l’étiage des cours d’eau en cette période. La
sécheresse agricole peut se remarquée par le faible taux des productions des
fruits saisonniers comme la mangue.
Pour bien
comprendre l’impact de la pluie, plusieurs paramètres sont à prendre en compte.
En premier lieu : l’intensité de la pluie et la demande évaporatoire de
l’atmosphère qui dépend des températures. "Il y a une différence entre une
pluie qui fait un millimètre par heure, d’une pluie qui en fait 30. Une pluie
très fine va avoir le temps de s’infiltrer dans les sols, si tant est que le
sol puisse l’absorber (si c’est du bitume, l’eau ne peut pas s’infiltrer donc
ruisselle)", d’après les analyses de l’hydrologue française Charlène
Descollonges.
Darwin Mumete
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